L’édito: « J’avais trois camarades »

Pierre, Jacques et Jean sont amis depuis toujours. Nés tous trois le même jour à la maternité Ste Félicité, ils ont fréquenté les mêmes établissements scolaires. Pour leurs camarades, voir l’un d’entre eux ou les trois ensemble revient au même, tant ils se ressemblent, de telle sorte qu’ils ne s’embarrassent plus à les appeler chacun par leur prénom mais par le nom commun ″triptyque″, c’est plus simple. Eux, en souffrent en silence, ils aimeraient être connus chacun sous leur propre nom.

Cette histoire illustre bien la fête de ce jour et nous interroge : qui désignons-nous par le terme « Dieu » ?

Nous avons été baptisés « au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit ». Si en Dieu subsistent trois personnes, c’est qu’Il n’est pas solitaire mais qu’Il est relation entre le Père, le Fils et le Saint-Esprit. Pour comprendre la Trinité, il nous faut donc nous-mêmes vivre en relation avec chacune des personnes divines. La Bonne Nouvelle, c’est que le Fils qui s’est fait connaitre de nous sous les traits de Jésus-Christ est la parfaite révélation du mystère du Dieu Trinité.

En priant, conversons  avec chacune des personnes de la Trinité :

  • Au Père revient la puissance, lui qui a créé toutes choses. Nous pouvons lui rendre grâce pour la beauté de la création, lui demander la force nécessaire dans nos difficultés quotidiennes, lui présenter les efforts que nous réalisons auprès de nos proches ou dans notre travail…
  • Au Fils revient la connaissance, lui qui ″connait″ parfaitement à la fois le Père car il est Dieu et nous car il s’est fait homme. Nous pouvons méditer sur sa vie, prendre exemple sur lui, lui demander de nous révéler son cœur qui nous a tant aimé…
  • L’Esprit-Saint est l’Amour qui unit le Père et le Fils. Il nous communique cet Amour et fait que nous en vivions. Nous pouvons lui confier toutes les personnes qui nous sont chères, lui demander de faire grandir en nos familles l’affection et de briser nos inimitiés…

Souvenons-nous plus simplement, que ″Dieu est unique mais qu’Il n’est pas solitaire″.

Camille Kouvahé, séminariste