La réconciliation

reconciliationSe confesser ?

Le sacrement de la Réconciliation est un cadeau. Il est une rencontre avec Dieu qui pénètre au cœur de notre vie pour y déposer toute sa miséricordieuse bonté. La confession est d’abord dans sa célébration un dialogue avec le prêtre qui représente le Christ dans son Église. Dans cette rencontre, nous prions et je présente au Seigneur ce que je vis, ce que je sens ; je me présente tel que je suis, devant l’Église et devant Dieu dont je me sais aimé.

Il peut être bon, et certainement plus facile, de commencer par confesser nos bonnes actions ! Remercier Dieu de nous avoir aidé dans tel ou tel domaine, d’avoir permis des retrouvailles, dépasser un moment difficile, mieux prier… Il est bon de reconnaître ce qui est source de joie dans ma vie à la lumière de sa Parole, en sa présence. L’aveu de mes fautes, de tout ce qui m’empêche d’aimer, ce qui me met mal à l’aise, est essentiel car de quoi vais-je me convertir si je ne nomme pas mes péchés ? L’aveu permet de circonscrire ma faute et par là même il ouvre à la fois ma résolution de réformer ma vie, et l’action de grâce par laquelle je commence : malgré mon péché, Jésus a continué d’agir en moi, malgré mon péché je suis toujours la créature de Dieu, je suis encore capable d’actes bons. Si je ne nomme pas mes fautes, je risque la culpabilisation, je laisse croire que ma nature est en tant que telle pécheresse, ce qui est une erreur.

L’absolution que je reçois me replonge dans le baptême. A nouveau Jésus effectivement m’unit à lui de telle sorte que ne faisant plus qu’un seul être avec lui ce qu’il a accompli dans sa mort pour moi m’est communiqué comme une délivrance, une force pour me battre contre ce qui m’empêche d’aimer. Et tout ce qu’il a accomplit dans sa résurrection m’est communiqué comme une puissance de vie pour vivre de cette vie nouvelle qu’il reçoit de son Père et qui fait de nous des enfants de Dieu. La confession ne consiste pas à « passer l’éponge », elle transforme mon cœur véritablement et même si la chose n’est pas sensible, je peux poser l’acte de foi que je ne suis plus le pécheur que j’étais.

Une difficulté demeure toujours : c’est notre orgueil qui ne cesse de vouloir se « récupérer » dans ce sacrement, engendrant ainsi le scrupule et la culpabilité. Nous jugeons notre repentir « insuffisant » alors qu’il lui faut être sincère, nous craignons d’oublier des fautes alors que c’est inévitable, nous avons honte d’avouer à un homme alors que nous n’avons pas honte de blesser, nous nous inquiétons de faire des « bonnes confessions » alors qu’il s’agit de laisser faire Jésus… La solution de toutes ces difficultés réside en un mot, qui contient et résume tout l’esprit de pénitence : l’humilité.

On peut se confesser à la maison paroissiale aux heures d’accueil des prêtres, du Mercredi au Vendredi de 16h30 à 18h30 et le Samedi de 10h30 à 12h30.

A l’église, un prêtre vous accueille le Jeudi de 19h30 à 21h30 et le Samedi de 17h à 18h, dans le déambulatoire.

Des journées du pardon sont habituellement organisées avant Noël et Pâques.

 
 
Paroisse Saint-Lambert de Vaugirard