L’édito: «L’Espérance de la Résurrection»

Entre la fête de la Toussaint et le 11 novembre, l’atmosphère est au recueillement, au souvenir des morts, ceux de sa famille, comme ceux de l’histoire de l’humanité.les textes de la liturgie de ce dimanche nous invitent à nous recentrer sur l’espérance chrétienne de la vie éternelle.

Pendant des siècles, les Israelites, puis les juifs n’ont pas accordé d’importance à l’au-delà. Le « shéol », le lieu du séjour des âmes mortes était un monde souterrain, sans soleil, froid et humide… donc peu attirant.

C’est la persécution religieuse des juifs par Antiochus Epiphane IV qui va faire évoluer la foi et l’espérance : Comment des juifs qui ont accepté d’être martyrs par fidélité à la loi juive pourraient-ils avoir un avenir si peu intéressant ?

Le récit du deuxième livre des martyrs d’Israël est un témoin central de l’espérance en la Résurrection qui se fait jour après la reconquête de l’indépendance d’Israël. Tout ce chapitre est à lire ; c’est aussi, confronté à la pensée grecque, l’affirmation de la création de tout par Dieu, à partir de rien.

L’évangile de Saint Luc montre que le débat existait à l’époque de Jésus, entre les pharisiens, descendants des fidèles à la loi de Moise, et les sadducéens qui ne croyaient pas à la résurrection des morts, parce que cela n’était pas mentionné dans le Pentateuque, attribué à Moïse.

L’approfondissement de la foi, la révélation de l’amour de Dieu se vit dans l’histoire d’un peuple ; cela continue.

Comment sommes-nous les témoins de notre espérance en la résurrection des morts et la vie éternelle? Notre espérance se reçoit dans la contemplation du Christ, vainqueur de la mort et découvert comme le Vivant depuis le matin de Pâques.

Père Jacques Vallet